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Bienvenue à toi, internaute
Toi, étranger ou ami, qui navigue sur l’océan du web, tu trouveras ici, le récit régulier (du moins je l’espère) de mon installation professionnelle. Je pratique les arts vétérinaires depuis maintenant quelques années et depuis septembre 2005 je me suis installé dans une région où il fait bon vivre et où le vin est agréable : l’Entre deux mers.
Vous l’aurez compris, il n’en fallait pas plus pour nommer ce blog, Entre2Vet !
Ce blog est avant tout dédié à ma famille, à mes amis, et à tous les jeunes confrères et consœurs, qui comme moi sont sur le point, ou viennent, de s’installer, afin de faire partager les bons et les mauvais moments de cette aventure passionnante…
Suite à une discussion avec un confrère il me semblait intéressant de donner quelques informations autour de ce sujet d'actualité qui fait peur au sein de la profession.Voici donc quelques conseils (liste non exhaustive) qui peuvent (et devraient) être mis en place par tous, radiocompétent ou non.
1- Mettre aux norme son installation électrique.
Le générateur radio doit disposer de son propre disjoncteur. Dans la salle destinée à la radiologie, un boitier de coupure électrique "coup de poing" doit être installé et la mise sous tension du générateur doit s'accompagner de l'allumage d'une lumière rouge à l'extérieur et à l'entrée de la salle. Et bien évidemment respecter le schéma électrique fournit par le constructeur.2- Mettre en place des mesures de radioprotection individuelles
Chaque intervenant en salle de radio doit pouvoir s'équiper d'équipement de protection individuel (ou EPI), à minima: tablier de plomb et gants, en option: protège thyroïde, lunettes3- Mettre en place des mesures de dosimètrie individuelle et d'ambiance
Chaque personnel susceptible de participer à la prise de clichés doit avoir un dosimètre nominatif (à priori trimestriel dans l'immense majorité des cas), il faut de plus placer un dosimètre d'ambiance dans la salle de radiologie et un dosimètre témoin en dehors de la salle de radiologie.4- Mettre en place un registre des tirs radiologique
Il s'agit en fait de répertorier chaque tir avec les constantes utilisées et les personnes présentes (personnel de la clinique nominativement, et tiers). Intérêt? Ce registre va permettre de faire des calculs pour déterminer le zonage de la salle de radiologie (zone contrôlée ou zone surveillée) et la catégorie auquel chaque personnel appartient (A ou B).5- Mettre à jour l'affichage obligatoire
- trefle bleu-gris (dans 99,9% des cas...le vert étant réservé aux zones contrôlées!)- le réglement de la zone surveillée
- les consignes de sécurités
- plan de la salle côté au 1/50ème
Dans les faits: sur une construction neuve, il est nécessaire de respecter ce texte. En revanche sur une construction ancienne, ou pour une structure déjà en place, il y aura une certaine souplesse sur ce point (8-9 m² toléré, en dessous ça risque d'être limite...) par rapport notamment aux EPI. L'important est d'avoir la possibilité de pouvoir circuler autour de la table et de s'éloigner (la distance étant le premier facteur d'atténuation).
Il faut que je plombe mes murs!
Dans les faits: avant de "plomber" tout vos murs, vérifier que cela est nécessaire! S'il n'y a aucune émission derrière un mur, il est inutile de le protéger. Il faut donc faire auditer son installation par un contrôleur agréer (SOCOTEC, VERITAS, ou autre ...) qui pourra mesurer ce qui passe réellement dans les conditions normales d'utilisation de notre générateur (d'où l'intérêt du registre de tir radiologique afin d'avoir les conditions réelles d'utilisation de nos générateurs). Alors seulement faites les travaux d'aménagement afin de protéger vos murs.

Commentaires
Quoiqu'il en soit inutile de mettre des gants plombés car trop incommode mais plutot ne jamais mettre les mains dans le RX direct!!! de plus mettre des tabliers avec cache thyroide intégré.
Enfin garder ses distances +++++++++ et si possible aux abris du paravent plombé.
Bien évidemment il est totalement exclu (au moins chez moi) de mettre ne serait-ce que l'extrêmité d'une phalange dans le champ primaire!! Les gants sont effectivement un peu délicats d'utilisation pour les chats, mais pour les chiens ça va (du moins pour des grosses paluches comme les miennes...). L'usage des paravents est plus que marginal en France, car il nous faudrait systématiquement endormir les animaux, et ce surcoût (associé au risque éventuel) serait totalement rédhibitoire. Donc la notion de distance est très "relative"... d'où les gants, car nous utilisons des constantes très faibles le plus souvent. Quant au protège thyroïde, même s'il est l'obsession de la médecine du travail et que nous le portons, je doute de son intérêt vu les constantes utilisées...
Je tenais juste à vous transmettre cette information :
Le classement en zone surveillée de vos installations n'est obligatoire que lorsque vous êtes susceptibles de revcevoir sur 12 mois consécutifs une dose efficace supérieure à 1 mSv ou une dose équivalente supérieure à 50 mSv ( peau et extrémité ). Et seule, votre étude au poste de travail permettra de le démontrer (analyse de risque). Si il n'y a pas de zs, par conséquent : pas de suivi dosimétrique passif obligatoire.
Salutations.
Pierre Green
oops oui, j'ai dit une grosse connerie... bon alors je cite le commentaire de ChristopheT qui est bien sur LA bonne réponse: La délimitation des zones surveillées, controlées et spécialement réglementées est obligatoire dès lors qu'il y a installation de radiographie (arreté du 15 mai 2006)
Ce n'est pas le suivi dosimétrique qui permet de déterminer les doses efficaces et les doses équivalentes. C'est l'étude de poste ou analyse de poste. La méthodologie relative à l'analyse de poste de travail est apprise pendant la formation PCR ( évaluation de la dose tenant compte du facteur de pondération radiologique (Wr), et du facteur de pondération tissulaire (Wt), et du temps d'exposition externe (te)). C'est l'étude de poste qui doit définir si les opérateurs ont besoin d'un suivi dosimétrique ( de ce fait cat. A ou cat. B). On ne se dit pas : je vais faire un suivi dosimétrique pendant 6 mois, je vais regarder les résultats et ensuite je verrai si je continue ou pas mon abonnement dosimétrique!
Salutations
Pierre Green.
Cdt
un PCR médical a temps plein :)
Merci pour m'avoir sauver la mise ChristophT... ; )
Non, l'arêtté du 15 mai 2006 ne dit pas cela.
Je vous invite à le relire...
Cordialement,
Pierre Green







Maintenant que tu es superpétent en radioprotection et rayonnements nucléaires en tout genre, peux-tu m'informer : en dehors de la formation PCR et de la demande d'autorisation ASN, nos équipements "classiques" de radiologie nous imposent-ils un régime quant aux Installations Classées ? En effet les rubriques 1700 à 1721 donnent des normes en Becquerels au-delà desquelles on passe en déclaration ou autorisation IC. Pas moyen de trouver de tels chiffres sur les brochures. A priori en sources scellées conformes aux normes NF M 61-002 et -003 (???) le max est de 370 MBq avant de passer en déclaratif. Qu'en penses-tu ? (Je précise qu'un ingénieur SOCOTEC de ma région est infoutu de trouver la réponse tout seul... ;op) Merci !
Les déclarations en installation classée n'est obligatoire que pour l'utilisation de substances radioactives, et je ne pense pas que tu fasses de la radiothérapie, je me trompe?
Voici la nomenclature des installations classées
http://aida.ineris.fr/textes/nomenclature/text0527.htm
(rubriques 1700 à 1735)