Rapport Attali sur la croissance économique

Publié le par Germi

attali_croissance.jpgOn en parle beaucoup dans la profession surtout depuis que les médias ont balancé des infos en vrac sans vraiment savoir de quoi il retournait... Voici donc le texte  du rapport "Attali" concernant les vétérinaires.

DÉCISION 211
[...]
Les vétérinaires (12 343 actifs ; chiffre d’affaires : 1,5 milliard d’euros).
Le nombre de vétérinaires en France est très nettement inférieur à la moyenne européenne, alors que notre cheptel est le deuxième dans l’Union européenne et que la France compte 65 millions d’animaux domestiques. Il manque 2 000 à 4 000 vétérinaires en France. Cette singularité s’explique par la limitation du nombre d’étudiants, avec un numerus clausus très strict, contourné par des études en Belgique. Ainsi, le nombre de places offertes était de 470 en 1997 et a été réduit à 436 en 2003. De plus, un vétérinaire diplômé ne peut pas engager plus de deux assistants, qui doivent être titulaire d’un DEFV (Diplôme d’études fondamentales vétérinaires) obtenu après cinq ans d’études dont quatre années en école vétérinaire.
Les vétérinaires peuvent aussi s’entourer d’Auxiliaires spécialisés vétérinaires (ASV), titulaires d’un BEP mais ceux-ci ne peuvent, par exemple, pas pratiquer d’injections, tâche exclusivement réservée aux vétérinaires diplômés. En outre, les règles actuelles entravent la venue d’investisseurs « non vétérinaires » qui pourraient créer des cliniques ou des hôpitaux vétérinaires.
• Augmenter le nombre d’élèves à l’entrée des écoles vétérinaires.
• Créer un statut d’infirmiers-vétérinaires pour certains actes.
• Ouvrir la possibilité de recourir à des investisseurs non vétérinaires pour développer des établissements de soins.

Je suis complètement en accord avec les propositions 2 et 3.

En revanche, la première proposition me semble peu intéressante, car d'une part le marché vétérinaire est déjà ouvert à la concurrence européenne, d'autre part augmenter le nombre de vétérinaires sans autres mesures complémentaires montre une méconnaissance des difficultés actuelles de la profession en terme de répartition de l'activité et en terme de revenus.

Jean-François Copé a annoncé que l'évolution (s'il doit y avoir évolution) des professions réglementées serait étudiée au cas par cas, j'ose espérer que nos instances et NOUS vétérinaires de terrains seront consultés avant toute prise de décision.

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Publié dans entre2vet

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P
 La proposition 3 est celle qui me déplait le plus. Elle ouvre la porte aux labos pharmaceutiques, entre autres exactions. Je suis un individu lire de prescrire et de choisir mes actes thérapeutiques en regard des données scientifiques et j'entends le rester. Si je suis franchisée, à l'égal d'un coiffeur, je n'aurais plus le choix du shampooing que j'appliquerai! Si je suis franchisée, je n'aurai peut-être plus le droit de passer vingt heures sur un cas "merdique" non rentable et voué à 90% à une mort certaine parce que les actionnaires réclameront du 25% de retour sur investissement et que mon IRA ne fait pas même 2% parfois -25%. Je ne pourrais plus avancer si la rentabilité n'est pas au rendez-vous! De toute façon, personne ne mettra ses billes dans de petites structures rurales et le maillage vétérinaire rural en souffrira. Au rythme de cette proposition, il y aura encore plus de Gamin et Youpi qui décèderont de piro ou intox alors qu'ils étaient atteints de Rage. Nous sommes suffisament contraints au critère de rentabilité par la loi du marché sans, en plus, nous rendre dépendants de capitaux extérieurs qui exigeront un retour sur investissements, aux dépens de toute éthique et de toute morale, de toute passion du métier. Attention aux effets pervers d'une proposition séduisante en termes de moyens! Nous serons attachés à la laisse.
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P
Oui, je pense que comme il y a un paquet sur les professions réglementées, soit ils touchent à toutes, soit à aucune... pour l'instant et dans le stricte cadre de ce rapport, entendons nous bien.Petite réflexion sur la TVA: samedi je vais acheter un bouquet de fleurs, je sors la carte de la clinique (on a le droit de décorer sa salle d'attente nan?) et demande une facture... TVA à 5,5%!Comme quoi effectivement, il y a des professions qui savent se faire entendre!
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N
En es tu vraiment sûr ? Crois tu vraiment que ça les dérangerait de déreglementer ceux qui ne savent pas se faire entendre et de ne pas toucher aux autres ? Combien de décrets sont passés sans que l'ordre ou le SNVEL ne leve le petit doigt ( assujettissement à la TVA, radioprotection ...) ?<br /> D'autre part puisqu' Attali semble si attaché à la concurence, pourquoi ne pas mettre son rapport en concurence avec d'autres rapports d'autres experts qui démontreront que la réglementation de certaines professions n'est pas responsable du marasme économique actuel ? Si grand et sage soit-il, il ne détient pas la science infuse;
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P
Par contre si dans son projet il avait pu proposer d'interdire aux pharmaciens (qui ont un monopoloe, un numérus clausus et s'enrichissent sans scrupules sur le trou de la sécu et les marges arrières des labos) de concurencer tous ceux qui n'ont pas le droit de les concurencer sur la vente du médicament humain, ça aurait été un beau progrès!En vrac, il s'agit de nous, des parfumeurs, des marchands de thés cafés, tisanes, plats préparés, des confiseurs, marchands de couches et laits, des médecins, des marchands de chaussures, de bas et chaussettes, des opticiens... et j'en oublie certainement!Le côté positif, c'est que le lobby des pharmaciens est tellement puissant, qu'ils n'oseront pas y toucher... et du coup ne toucheront pas non plus aux autres!
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S
Ouvrir les professions réglementées, dont celle de vétérinaire, à la concurrence ?Quelle idée saugrenue ? A la concurrence de qui et de quoi puisque depuis 1981 déjà tout vétérinaire muni de son diplôme de l'union européenne à la liberté de s'installer au sein d'un pays de cette même union.Maintenant s'il est question d'ouvrir l'accès à la profession à un individu non diplômé ; cela viendrait à dire qu'il convient de légaliser l'exercice illégal de la profession. Quel progrès !Ou alors, il faut entendre par concurrence, un élargissement des pôles de formation permettant la délivrance du diplôme ? Ca sent l'usine à gaz.Ce qui est maintenant plus probable, ce serait d'ouvrir l'accès de notre profession à l'usage de la publicité !?Concernant la première proposition : l'exemple belge nous a montré, entre 1998 et 2006 qu'il ne faut privilégier la quantité au détriment de la qualité. Si les classes sont surchargées, moins l'enseignement se dérolue de manière performante ; D'autant plus si les études en Belgique sont moins chères.Pour ce qui concerne la deuxième proposition : Aujourd'hui il est tendance calquer la profession de vétérinaire sur celle de médecin.Peut-on vraiment les comparer dans leur système de fonctionnement et de rémunération.Beaucoup de médecins travaillent seuls ; aussi le recours à un A.S.V. ne peut s'envisager qu'à partir d'une structure rentable de taille moyenne (le personnel auxiliaire est souvent un luxe qui coûte cher !)D'autre part, en confiant certains actes vétérinaires aux  A.S.V. sans leur attribuer également la responsabilité qui en découle n'est pas concevable. Car la faute de l'A.S.V. ne doit plus dans pareil circonstance incomber au vétérinaire ! Si le statut d'infirmi(er)ère-ASV devait voir le jour, il faudrait très sérieusement réfléchir à l'impact de sa mise en place avant de tenter n'importe quoi !Quant à la troisième proposition : Quel investisseur serait disposer placer de l'argenet sans un retour sur investissement ? On perçoit la dérive pernicieuse de cette propostion avec la création de Cliniques et Hôpitaux privés dans lesquels ne seront pratiqués que des actes rentables (le rêve !). Personne d'entre-vous n'a t'il fait l'objet d'un de ces sondages téléphoniques permettant d'estimer vos statistiques commerciales ...Je pense que Mr ATTALI devrait préciser ses intentions à l'égard de notre profession et que les vétérinaires (par le biais de nos instances professionnelles) soient préalablement consultés avant toute mise en oeuvre préalable.
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