Lundi 30 avril 2007
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18:15
Avant d'entrer dans le vif du sujet, je voudrais rappeler quelques définitions d'économie.
Le taux de marge détermine la marge commerciale à partir du prix d'achat:
A ne pas confondre avec le taux de marque qui est plus utilisé en pratique courante et qui est à tort souvent appelé taux de marge. Le taux de marque, lui,
détermine la marge commerciale à partir du prix de vente, qui est ce qui nous intéresse vraiment...
Voilà pour les notions...
Ces définitions étant posées, je voudrais lancer une petite polémique sur les taux de marques, chacun étant libre de pratiquer les taux
qu'il souhaite. Globalement, sur les médicaments les taux de marques pratiqués sont de 45% et assez fréquemment de 33% sur les aliments physiologiques.
Je ne suis pas partisan d'appliquer les mêmes taux de marques sur tous les produits notamment concernant certains médicaments très chers comme, par
exemple, l'interferon ω. Avec un taux de marque de 45%, traiter un chien de 10kg contre la parvovirose revient à un peu plus de 800€ juste pour ce médicament! Personnellement j'applique des
taux de marque très inférieur sur l'interferon afin de rendre le traitement accessible.
Certains confrères sont fondamentalement contre ce genre de pratique, considérant que c'est aux laboratoires de faire des efforts pour abaisser ces
prix, et non à nous, vétos, de réduire notre marge afin de pouvoir espérer les faire accepter dans un schéma thérapeutique. Je comprends cette objection, car proposer des médicaments à la
vente engendre des coûts (achat, stockage, gestion de stock, risque de péremption...) et ce raisonnement poussé à l'extrême revient à nous rendre dépositaire gracieux pour les labos, qui
eux récoltent tout le bénéfice de notre travail de soignant.
Cependant concernant ce genre de traitement onéreux, mon raisonnement est différent. J'ai une approche beaucoup plus globale. Pour reprendre l'exemple
de la parvovirose, maladie à très fort taux de mortalité, l'interferon améliore significativement les chances de survie de l'animal. Si l'animal est tiré de ce mauvais pas, il y a fort à parier
que le propriétaire reviendra faire suivre son animal à la clinique, probablement pendant plusieurs années. D'autre part il véhiculera une image positive de la clinique à la fin de convalescence
de l'animal. Elément très important mais dont les retombées sont non quantifiables. Donc finalement, même si on y perd immédiatement, on y gagne, à mon sens, sur le long terme.
Alors quel est le meilleur choix? Rester sur une politique de "fermeté" des marges, qui exclut de fait certains traitements qui pourraient être
salvateur? Ou bien accepter de baisser ses marges sur certains médicaments "de luxe" en esperant des retombées à long
terme?
Par Germi
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Publié dans : entre2vet
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